En avril, le gel de printemps laisse craindre des dégâts sur des bourgeons tout juste sortis de leur coton, le printemps très humide, engendre une pression sanitaire importante. La floraison se déroule dans des conditions difficiles. Etalée dans le temps, elle donne des grappes aérées avec des baies plutôt petites. Puis il y a eu des épisodes de grêle, touchant plutôt la rive droite du Serein. Ce millésime partait pour figurer dans les annales bourguignonnes comme l'un des plus compliqués.
Mais la nature est imprévisible et dès la mi-juillet, l’été devient sec, tellement sec que la maturité des raisins progresse très lentement et que le stress hydrique engendre une concentration dans la baie, concentration du sucre mais aussi de l’acidité.
Enfin, en septembre, la météo devient plus clémente aux yeux des vignerons, avec des pluies en tout début de vendanges qui viennent regonfler les baies et le moral des vignerons. La vigne redémarre sous le soleil de septembre et montre un état sanitaire parfait. Visiblement elle profite de cette eau, la quantité comme la qualité de la récolte s'en trouvent confortées.
Les premières bennes rentrées réjouissent les vendangeurs : les jus sont naturellement riches en sucre avec une acidité bien présente. Seule petite ombre au tableau, le volume vendangé, surtout sur la rive droite du Serein, s’avère en deçà des rendements habituels. On parle globalement de 10% à 15% de baisse, mais c’est sans commune mesure avec les pertes de récolte annoncées dans le reste de la Bourgogne. Les jus sont nets, francs, droits, à l’image du style classique de Chablis. Les vins montrent une belle concentration, sans surmaturité. En bouche, les équilibres sont beaux, et les vins, puissants, traduisent magnifiquement leurs terroirs avec des notes minérales, crayeuses. Ces vins expressifs dévoilent des notes de fruits frais et d’agrumes.
Certains vins, dotés d’une magnifique complexité et d’une structure parfaite, pourront attendre quelques années avant de s’exprimer pleinement.
Tout le monde s’accorde sur un point en ce qui concerne le millésime 2011 : sa précocité. Après un hiver sec, le printemps est lui aussi déficitaire en eau, affichant de plus des températures bien au-dessus des « normales saisonnières ». Mi-mars, les conditions météorologiques sont déjà favorables à la reprise de végétation : le débourrement de la vigne ne se fait pas attendre, il est observé début avril dans les parcelles les plus précoces, affichant alors 3 semaines d’avance par rapport à 2010 !
La précocité du millésime, souvent comparée à celle de 2007, se confirme en mai, avec les premières fleurs observées au milieu du mois, laissant présager que les vendanges pourraient démarrer en août ! La floraison se déroule sans encombre, comme la nouaison, annonçant un potentiel de récolte tout à fait correct.
Les profils des vins en devenir dépendent bien évidemment des conditions climatiques, si particulières en 2011, mais aussi, pour une part plus importante que d’habitude, des hommes et de leurs choix stratégiques sur deux paramètres clefs : la maîtrise des rendements d’un part et le choix de la date des vendanges d’autre part. Mais même pour les parcelles les plus précoces, les premiers vendangeurs sont entrés dans les vignes plus de 100 jours après la floraison, le cycle de la vigne a donc été respecté. L’acidité est présente, tout en se situant dans la moyenne « et aucun vin de Chardonnay n’en manquera cette année comme certains ont pu le craindre à un moment donné » assure un oenologueconseil. La fraîcheur caractéristique du terroir chablisien est donc au rendez-vous Les vinificateurs soulignent d’ores et déjà, en fin de fermentation alcoolique, des notes d’agrumes, citron et orange, ou des arômes de fruits frais comme la poire ou l’abricot. Le profil des vins de Chablis en 2011 s’annonce donc à la fois vif et expressif, il devrait se livrer facilement à tous les amateurs, novices ou avisés.
L’hiver 2009/2010 a été long et froid, particulièrement à partir de fin décembre et tout au long du mois de janvier. Toutefois, rien d’exceptionnel, Chablis est un vignoble septentrional. Avril connaît de belles conditions climatiques avec un très bon ensoleillement et des températures au-dessus des normales saisonnières.
Le mois de mai est très différent : fraîcheur et pluie sont bien présentes jusqu’au 25. Une alternance de périodes chaudes et plus fraîches accompagnées de précipitations s’installe ensuite, perturbant la floraison qui s’étale alors sur plusieurs jours. La floraison a été perturbé par un mois de juin frais et humide ce qui a favorisé le millerandage, le millerand permet la concentration, et est donc plutôt favorable qualitativement, mais donne peu de rendement.
A noter pour Chablis, qu’il y a eu très peu de précipitations sur juillet seulement 38 mm à chablis au contraire du reste de la bourgogne Ces conditions, intervenant au moment de l’apparition des baies, entraînent de la coulure (la fleur ne se transforme pas en fruit) et un millerandage conséquent (les fruits restent très petits, ce qui n’altère pas la qualité, bien au contraire). La véraison commence classiquement à la mi-août. La maturation progresse bien, les baies se concentrent en sucres et leur dégustation montre l’apparition de très beaux arômes. En Bourgogne, on a coutume de dire que « septembre fait le vin ». Le retour du soleil dès le début du mois confirme le dicton. Les grappes profitent de cette météo clémente pour se gorger de sucres et, au moment des vendanges, les raisins présentent de bons degrés alcooliques potentiels.
L’acidité, bien présente, vient équilibrer parfaitement ces belles teneurs en sucres. Le potentiel aromatique reste très intéressant. Tous les éléments permettant de produire de beaux vins sont réunis. Cette année, le choix de la date de récolte a été particulièrement difficile, l’état sanitaire s’imposant en fin de maturation comme un élément déterminant. Nous avons commencé les vendanges vers le 20 septembre 2010.
Début septembre, les vignes arboraient des raisins d’une maturité parfaite, avec de splendides équilibres sucres/acidité/arômes. Jusqu’à la récolte, la météo estivale a permis de maintenir un excellent état sanitaire au sein du vignoble.
Les premières dégustations dévoilent d’ores et déjà des vins à la hauteur de la qualité des raisins ramassés, où chaque personnalité et chaque « climat » s’expriment avec élégance.
Un très beau profil aromatique se dessine déjà. Les vins se structurent sur la rondeur et l’amplitude, avec une vivacité qui leur confère une très belle harmonie.
Cette année, plus encore que sur d’autres millésimes, chaque vin est le reflet de son terroir d’origine.
- Le travail quotidien de notre équipe compétente aux vignes au cours de la période d'élevage a maintenu nos vignes en parfaite santé jusqu'au moment des vendanges. - Les vendanges ont débutés avec des conditions atmosphériques idéales (frais, sec et ensoleillée).
- Les rendements étaient légèrement faibles en raison d'une floraison irrégulière et d'un manque de pluie.
- Les degrés étaient très bons (de 12° à 13°) car le sucre dans les raisins était concentré en raison du manque de pluie et du vent du nord qui a soufflé pendant les deux semaines précédant les vendanges.
- Les fermentations alcooliques ont pris plus de temps du fait des températures froides du jus lors des vendanges.
Nous sommes satisfaits et confiants de la qualité des vendanges 2008. Les premiers vins sont extrêmement bien équilibrés avec un bon nombre de saveurs de fruit et de beaux arômes minéraux purs. Avec de bons niveaux d'acidité et une concentration due à une longue période de végétation, nous pouvons également sentir la solide structure des vins. C'est toujours un bon signe pour la capacité de vieillissement. Millésime 2008
Les vendanges du Domaine Servin ont débuté le Lundi 10 Septembre 2007.
Après les doutes et inquiétudes d'un été automnal, le soulagement s'est imposé à travers la Bourgogne dès le début des vinifications, du fait de la grande qualité des moûts dégustés. Cette belle surprise récompense les efforts consentis par les professionnels bourguignons qui n'ont pas hésité à effectuer, lors des vendanges, un tri efficace, digne d'un travail de haute couture.
Les températures fraîches et le travail minutieux des professionnels ont permis de résister aux agressions climatiques. En effet, à la vigne comme en cuverie, les viticulteurs ont sélectionné chaque baie et ajusté leurs itinéraires de vinification, pour ne garder que la quintessence du Chardonnay.
La tendance du millésime 2007, est de proposer des vins à la fois très actuels et fidèles aux grands modèles classiques de la Bourgogne. Les novices pourront s'initier au plaisir de ces vins, alors que les amateurs retrouveront dans chaque cuvée l'esprit des grands Bourgognes tout autant que le talent de chaque créateur-vinificateur.
Cette année, le Chardonnay en Bourgogne dévoile toutes ses facettes. les vins de Chablis marqués par une minéralité caractéristique, restent vifs avant leur fermentation malolactique.
L'année climatique 2005 a été beaucoup influencée par un vent de nord-est qui a soufflé pendant le cycle végétatif. Un tel climat est caractérisé par du beau temps sans chaleur excessive. Ce sont en fait les conditions idéales pour le Chardonnay.
- des températures moyennes mensuelles proches des normales tout au long de l'année.
- moins de précipitations, sauf au mois de juillet.
- du soleil tout au long de l'année.
Pendant la semaine avant les vendanges, le temps était frais et gris. Mais à partir du 17 septembre, jour du « Ban des Vendanges », les conditions climatiques sont devenues très favorable.
Les vendanges ont commencé sous un ciel clair, frais et sec. Le vent de nord-nord-est a soufflé régulièrement, ce qui a permis au sol et aux raisins de sécher en surface et éviter le développement de putréfaction. Le vent a également conribué à un phénomène de concentration donnant des raisins très bien équilibrés, avec une bonne acidité et des degrès élevés en sucre.
Les rendements étaient inférieurs à la moyenne. Puisque les raisins étaient très sains, les jus obtenu étaient très clairs et de haute qualité.
En raison de la maturité élevée des raisins, le millésime 2005 a donné des vins d’une grande richesse, à tous les niveaux d'appellation. Cependant il est également important de souligner que nous sommes parvenus à garder une bonne fraîcheur.
Les vins dévoilent une grande pureté aromatique. Ils ont une bonne structure, une certaine concentration et une minéralité, ce qui signifie que tous les éléments sont réunis pour faire de 2005 un millésime très prometteur.
Malgré une année marquée par de nombreux désordres climatiques (juillet froid, épisodes de précipitations abondantes…), les vins se présentent aujourd’hui bien droits, nets, francs, avec une fine minéralité.
Les vendanges ont débuté le 1er octobre, sous un ciel changeant. Mais la météo s’est rapidement mise au beau fixe, permettant une récolte dans de bonnes conditions, à l’exception du mercredi 3 octobre et du samedi 6, marqué par un violent orage en soirée. Ce début d’été indien succédait à un mois de septembre frais et maussade, et à un mois d’août globalement ensoleillé et chaud, qui a permis une progression satisfaisante des maturités. Chez de nombreux producteurs, les richesses en sucres étaient assez bonnes, de même que le niveau d’acidité, garant de fraîcheur et d’équilibre. Si les vins apparaissent aujourd’hui un peu « mordants », ils devraient s’assouplir après fermentation malolactique, en raison de la prépondérance de l’acide malique dans l’acidité totale. Autre bonne surprise, les moûts semblent généralement peu sensibles à l’oxydation : « les tenues à l’air sont stables », annoncent en chœur plusieurs vignerons.
2001 a aussi donné une prime aux meilleurs terroirs. Rarement les différents niveaux d’appellation sont apparus aussi marqués. Les Petits Chablis sont francs, droits, fins et légers. Ces mêmes qualités sont présentent dans les Chablis avec une densité et une richesse supplémentaires. Les plus belles réussites sont à rechercher dans les Premiers Crus, et surtout dans les Grands Crus, où les vieilles vignes et les meilleures expositions ont fait de belles cuvées, alliant complexité aromatique et longueur en bouche.
Alors que les mises en bouteilles des vins du millésime 1998 débutent dans le vignoble de Chablis, les premières appréciations laissent présager des vins avec des arômes nets, purs et une bonne minéralité. Des Chablis à la facture que l'on pourrait qualifier de classique avec, en bouche, des vins d'une belle ampleur.
Des caractéristiques qui résultent des conditions climatiques de l'année 1998 et singulièrement de celles qui ont prévalu durant les vendanges. Elles avaient débuté le 25 septembre - date précoce pour le vignoble Chablisien- et se sont déroulées dans de bonnes conditions et - chose cruciale- sans pluie, même si le ciel était couvert. Les fermentations alcooliques se sont déroulées sans problème et les fermentations malo-lactiques -elles transforment l'acide malique en acide lactique et diminuent la sensation acide- étaient, début mars, terminées.
Aujourd'hui, les vins ont des arômes complexes de fleurs, de fruits (pommes, fruits exotiques...), et des notes de pain grillé pour les vins élevés sur lie. Les acidités sont plus élevées qu'en 1997, livrant des vins avec de beaux équilibres. Seules, quelques cuvées révèlent des baisses d'acidité. Ce sont celles issues des vignes qui ont souffert des coups de chaleur. En bouche, les vins du millésime 1998 sont souples et livrent la belle maturité des raisins, avec, cependant, une matière en retrait, et des différences marquées selon le niveau d'appellation : Petit Chablis, Chablis, Premiers Crus et Grands Crus.
Les 1998 présentent l'intérêt de pouvoir être bu selon l'envie de l'amateur : rapidement pour profiter du fruit, mais ils sauront vieillir quelques années. Ils font la synthèse entre les 1996 à attendre patiemment, et les 1997 à déguster dès maintenant.
1996 est comme un millésime très Chablisien par l’équilibre, entre vivacité et concentration, qui s'exprime déjà dans les vins. Bref retour en arrière! A Chablis, la floraison s'est déroulée en deux temps. Les vignes précoces, Premiers et Grands Crus en général, ont passé la floraison fin mai dans de mauvaises conditions climatiques (froid) entraînant coulure et millerandage, donc de petites grappes et/ou des grappes à petits grains.
Coulure et millerandage sont bénéfiques pour la qualité... beaucoup moins pour la quantité. En revanche, les zones tardives, souvent les Chablis et Petit Chablis, ont fleuri à la mi-juin environ, dans de bonnes conditions. Dans ces vignes, les raisins étaient pleins et réguliers. Globalement, le Chablisien a enregistré en 1996 des rendements plutôt moyens et ce pour une raison principale : La sécheresse. L'eau a en effet manqué toute l'année et les raisons n'ont jamais grossi. Au stade ultime de la maturation, en septembre, la concentration des différents éléments constitutifs des raisons (sucres, acidités, arômes...) s'est effectuée par des températures fraîches, sous le vent du nord, et en l'absence d'intempéries. Une concentration par évaporation en quelque sorte!
Les vendanges ont débuté vers le 23 septembre, une date très précoce. 1996 est une très belle année en matière de concentration des raisons en sucre. Mais on connaît également l'importance de la vivacité, de la fraîcheur dans la typicité et l'aptitude au vieillissement des vins de Chablis. Les 96 ne manqueront pas de fraîcheur! Pour l’instant, les 96 sont fruités, pleins, vifs, aromatiques.
Les vins devraient alors offrir une superbe harmonie entre la richesse et la fraîcheur, la marque des grands millésimes.
Les vendanges à Chablis ont débuté le jeudi 28 septembre. Une date normale après des années très précoces comme 1994.
Mais vendanges plus tardives ne signifient pas manque de qualité ou de typicité. Les années à maturité lente offrent souvent des vins plus typés. L'abondance de soleil des années plus précoces précipite la maturité et donne des vins généreux, riches en alcool, mais souvent moins équilibrés.
Le froid et la pluie, lors de la floraison de la vigne, expliquent la date des vendanges. La fleur a été générale vers le 23 juin et la règle bourguignonne, qui veut que les vendanges commencent environ cent jours après cette fleur, est respectée. Cette fleur a généré du millerandage : formation de petits qui offrent une meilleure concentration des sucres et des éléments précurseurs d'arômes.
Les vignes sont arrivées aux vendanges dans un état sanitaire parfait - feuillage apte à synthétiser les sucres et grappes indemnes de pourriture - malgré les pluies de début septembre. Il est tombé, entre le 1er et le 20 septembre, 82 millimètres de pluie.
Mais le soleil est revenu et les vendanges se sont déroulées sous un ciel bleu. Seul, l'orage de la nuit du 4 octobre a perturbé le travail de la vendange et provoqué, localement, des dégâts dus à la grêle.
La production a été supérieure à celle de 1994. Aucune gelée de printemps n'a contrarié les sorties de raisin.
Les vins de 1995 devraient être d'une qualité supérieure à la moyenne. Alors que les vinifications débutaient, les arômes étaient déjà bien développés et l'équilibre alcool-acidité favorable.
L'année s'annonçait précoce avec un débourrement qui a eu lieu dès le début d'avril. Durant la nuit du 14 au 15 avril, une sérieuse gelée a provoqué des dégâts très importants sur une grande partie du vignoble.
La "fleur" s'est déroulée dans de bonnes conditions climatiques aux alentours du 20 juin. Les mois de juillet et d'août ensoleillés et très chauds ont été extrêmement favorables au développement de la vigne.
Les pluies du début septembre ont laissé la place à un temps chaud et ensoleillé, dès le 24, date du ban de vendanges, ce qui a permis une récolte dans des conditions exceptionnelles.
Les vins de 1994 seront riches, vifs en début de garde, mais puissants pour qui les gardera.
Le cycle végétatif s'est déroulé dans de bonnes conditions.
Un printemps clément a favorisé un débourrement qui n'a pas été contrarié par les gelées.
De bonnes conditions climatiques ont permis une floraison rapide et homogène, signe avant-coureur d'un bon millésime.
Un mois de juillet humide, suivi d'un mois d'août particulièrement ensoleillé ont entraîné un développement harmonieux des grappes.
Début septembre, les teneurs en sucre étaient pratiquement égales à celles constatées en 1992 à la même époque avec des acidités supérieures et un état sanitaire parfait.
La récolte a ainsi débuté le 21 septembre, se situant dans les années les plus précoces. Cependant, des pluies sont venues contrarier nos espoirs de grand millésime.
Plus modestement, nous parlerons de bonne année: à la dégustation, les vins sont vifs, frais et très aromatiques.
Les CHABLIS 1993 seront bien équilibrés et d'une grande typicité.
Le Chablisien a bénéficié de conditions climatiques tout à fait excellentes contrairement à d'autres régions viticoles. Grâce à l'hiver et au printemps particulièrement doux et secs, le débourrement est intervenu dès le 20 avril. La persistance d'un temps clément a permis une floraison exceptionnellement précoce et rapide la première semaine de juin. Les quelques pluies du début juillet ont apporté l'eau nécessaire au bon développement de la vigne. La véraison a été tout aussi précoce que la floraison de par les fortes chaleurs du mois d'août. La région de Chablis a alors bénéficié de nuits fraîches qui ont entravé le développement du Botrytis. Les vendanges ont ainsi pu commencer le 21 septembre dans les meilleures conditions (comme en 1990). Les vins produits présentent des teneurs en sucres comparables à celles des meilleurs millésimes des années précédentes et des acidités satisfaisantes. Il en résultera des vins équilibrés au vieillissement harmonieux. Les Chablis du millésime 1992 seront vraisemblablement très proches de ceux de 1990, c'est-à-dire des vins riches, élégants et d'une belle structure.
Les dommages dus aux gelées printanières ont été minimisés par les techniques de protection mises en place dans le vignoble du Chablisien. La floraison, quelque peu tardive, s'est déroulée dans de bonnes conditions. Les deux mois de chaleur et de sécheresse qui ont suivi ont permis d'obtenir rapidement une bonne maturité. Le ban des vendanges a été fixé au 5 octobre et la récolte s'est ensuite déroulée dans de bonnes conditions pour se terminer vers le 15 octobre. Les teneurs en sucres sont également inférieures à l'année dernière mais bien au-dessus du niveau moyen, particulièrement sur les crus, les acidités comparables à 1990 annoncent un vin bien équilibré avec toutes les caractéristiques et les typicités du Chablis. Le millésime 91 est à classer dans les bonnes années du Chablis.
Dans notre vignoble, l'été particulièrement chaud et ensoleillé a laissé espérer un grand millésime. Les quelques pluies des 30 et 31 août sont venues à point nommé pour accélérer la maturité, tandis que les températures nocturnes de septembre ont préservé l'acidité souhaitée. Les vendanges ont été précoces et se sont déroulées dans d'excellentes conditions. La récolte a présenté un très bon équilibre entre la richesse en sucre et l'acidité. Les vins de Chablis, millésime 1990, sont marqués par les arômes de fruits et leur opulence. L'attaque est franche, nette, sans agressivité. Leur vivacité apporte une certaine fraîcheur. Le développement est harmonieux, particulièrement persistant. Ce sont les excellents Chardonnay que peut produire le terroir de CHABLIS: des Chardonnay d'une grande année et vraisemblablement d'une bonne garde.
Les blancs, aussi bien que les rouges étaient très structurés et montraient une très bonne ossature en tonneau, avec en plus beaucoup de fruit. La demande a été très importante car le millésime fut déclaré excellent dès le départ. Une fois en bouteille, curieusement le fruit disparut, seuls les tannins et l'acidité émergeaient. Les vins de ce millésime sont encore assez fermés, bien que certaines appellations commencent à sortir de leur longue hibernation. Nous sommes probablement en présence du grand millésime des années 80 avec encore une longue vie devant lui. C'est peut-être cette année là qui fit évoluer le concept de vinification chez certains vignerons pour aller vers des vins plus tendres et plus sur le fruit.
Conditions météo médiocres. Les rouges ainsi que les blancs ont dû être chaptalisés. Le millésime fut mal reçu par la presse, cependant les vins se sont révélés bons après la mise en bouteilles, les rouges étant particulièrement aromatiques. Ce qui plu aux consommateurs ce fut leur attaque relativement tendre, les vins n'étaient pas particulièrement tanniques mais montraient une bonne acidité. Les rouges et les blancs se dégustent très agréablement aujourd'hui.
Nous pouvons maintenant déclarer cela :
- Le travail quotidien de notre équipe compétente aux vignes au cours de la période d'élevage a maintenu nos vignes en parfaite santé jusqu'au moment des vendanges.
- Les vendanges ont débutés avec des conditions atmosphériques idéales (frais, sec et ensoleillée).
- Les rendements étaient légèrement faibles en raison d'une floraison irrégulière et d'un manque de pluie.
- Les degrés étaient très bons (de 12° à 13°) car le sucre dans les raisins était concentré en raison du manque de pluie et du vent du nord qui a soufflé pendant les deux semaines précédant les vendanges.
- Les fermentations alcooliques ont pris plus de temps du fait des températures froides du jus lors des vendanges.
Nous sommes satisfaits et confiants de la qualité des vendanges 2008.
Les premiers vins sont extrêmement bien équilibrés avec un bon nombre de saveurs de fruit et de beaux arômes minéraux purs. Avec de bons niveaux d'acidité et une concentration due à une longue période de végétation, nous pouvons également sentir la solide structure des vins.




